|
Parmi les 52 mesures du Livre Vert, l’UNI demande à ce que les moyens se concentrent sur le prêt d’autonomie

La commission Hirsh, qui a travaillé à l’élaboration d’un « Livre vert » se réunit pour la dernière fois aujourd’hui mardi 23 juin. Dans une longue liste de mesures envisagées, et dont certaines s’apparentent aux mesures gadgets inhérentes à l’exercice, deux sont de nature à retenir réellement l’attention des jeunes.
La dotation d’autonomie : l’UNI vigilante sur le financement :
La dotation d’autonomie envisagée comme la délivrance d’une somme d’argent à un âge fixé pour le développement d’un projet personnel est à première vue une idée séduisante. L’UNI tient cependant à soulever deux écueils que sa mise en place pourrait faire surgir.
Le premier est relatif à son financement : l’UNI rappelle que l’autonomie ne se construit pas sans la famille, mais avec elle. Ainsi, la volonté exprimée dans le Livre Vert de prendre l’argent dans la poche des familles pour financer des politiques de jeunesse reviendrait à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Il serait en effet pour le moins incongru de substituer une solidarité d’Etat à la solidarité familiale.
La deuxième réserve tient à la finalité d’une telle dotation : pour l’UNI, il ne pourrait pas être question pour le jeune récipiendaire d’être délivré de tout contrôle quand à la destination des fonds de la dotation. L’UNI plaide pour que les dépenses faites au titre de la dotation d’autonomie soient dirigées vers de véritables investissements de développement personnel (permis de conduire, mobilité internationale…), et pas vers une consommation immédiate et court-termiste (biens de consommation, consoles vidéo...).
La proposition de l’UNI du prêt d’autonomie retenue dans le Livre Vert :
La création d’un prêt jeune est une revendication récurrente de l’UNI. Un véritable dispositif de prêt adapté aux situations étudiantes constitue une mesure à la fois juste, responsabilisante, et vectrice d’autonomie.
Le Livre Vert qui prévoit un prêt d’autonomie garanti par l’Etat et aux modalités de remboursement adaptées (au moment du premier emploi, selon le salaire…) apparaît comme la seule mesure capable de combler le retard pris par la France, par comparaison notamment avec la situation qui prévaut dans les pays du Nord de l’Europe.
Pour l’UNI, il est primordial de concentrer les moyens alloués à la politique jeunesse sur ce dispositif qui lui semble tout à fait prioritaire.
Trackback(0)
|