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L’UNI a déposé une motion devant le CNESER, réuni en section permanente le lundi 16 mars. Cette motion vise à condamner les dérives du mouvement de contestation qui souffle actuellement sur les Universités.
Dans l’exposé des motifs de sa motion, l’UNI relève, dans un 1er temps, que « les revendications des grévistes s’accompagnent de violences et d’intimidations permanentes à l’égard des étudiants exprimant le souhait de poursuivre leur année universitaire (Lyon 2, Nantes, Tours, Toulouse, Rennes 2… etc.). »
Dans un second temps, l’UNI explique que « le mouvement s’accompagne d’importantes dégradations de bâtiments et de matériel (tags sur les murs ; sièges d’amphithéâtre arrachés, vitres cassées ; salle de TD mises à sac … etc.) » et que « les précédents conflits avaient donné lieu à de larges dépenses de réhabilitation à la charge du contribuable. »
La motion a été adoptée à la majorité des suffrages exprimés. L’UNEF n’a pas participé au vote. Quant à la FAGE et PDE, elles ont préféré s’abstenir.
Dès lors, le CNESER « condamne fermement ces agissements violents et demande aux Présidents d’Université de sanctionner les personnes à l’origine de ces comportements » et « reconnaît que ces dégradations coûtent cher à la communauté universitaire et demande à ce qu’il y soit mis fin immédiatement »
Pendant que l’UNEF quitte la séance, la FAGE et PDE (Génération Campus à Dijon) s’abstiennent
A l’heure où des étudiants sont directement touchés par les blocages, et que leur avenir est directement menacé, il est regrettable de constater qu’une fois encore l’UNEF ait préféré quitter la séance du CNESER, plutôt que de participer au vote de la motion de l’UNI, qui devait sans doute gêner l’organisation étudiante de gauche.
Les abstentions de la FAGE et de PDE sont un signe inquiétant envoyé aux étudiants et à la communauté universitaire, qui devraient être rassemblés contre les dégradations et les violences qui nuisent à l’image de nos universités.
L’UNI souhaite désormais que le vote du CNESER soit suivi d’effets et que les présidents d’université prennent les mesures nécessaires pour sanctionner les auteurs de blocages et dégradations dans les facs.
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