Tribune
Tout d’abord, laissez moi vous souhaiter une excellente année universitaire sur les campus bourguignons.
Que vous soyez étudiant de Dijon, Auxerre, le Creusot, Nevers ou Châlon-sur-Saone; ce journal sera le lien entre nous durant vos années d’études.
Notre volonté est de vous apporter des informations sur la vie de nos différents campus mais aussi sur l’actualité universitaire nationale.
L’année passé a été riche en combats pour la liberté sur le campus.
Le contexte de grave crise économique aurait pu laisser espérer une unité nationale afin de sortir notre pays de l’ornière, mais la grisaille dijonnaise n’a pas su cacher les manigances du début de printemps.
Manipulatrices, la gauche et l’extrême gauche souhaitant étendre le climat anxiogène passèrent à la l’action, renouant avec une idéologie de plus en plus radicale, à la fois dangereusement collectiviste et inconsciemment anticapitaliste
Face à eux, l’UNI s’est imposée comme la seule alternative crédible en Bourgogne.
Mouvement politique original, l’UNI rassemble des étudiants, des lycéens mais aussi des enseignants et des personnes engagées dans la vie active. Cette diversité lui a permis de se forger une identité forte qui fait passer, avant les intérêts catégoriels, une ambition pour la France. C’est pourquoi l’UNI soutient la réforme de l’université menée par Valérie Pécresse.
L’UNI ne considère pas l’université comme une citadelle hors de la société, ni comme un cocon bien confortable où les étudiants attendent tranquillement le chômage.
Loin des querelles sur l’emploi des jeunes, et l’instrumentalisation des réformes du gouvernement comme l’ont fait l’UNEF, la Cé et Géneration Campus, l’UNI privilégie le dialogue avec le gouvernement afin de faire avancer nos propositions.
La réussite professionnelle de chacun se prépare à l’université !
Bonne rentrée à tous.
Jean-Baptiste MANDRON Elu au Conseil d’Administration de l’Université Elu au Conseil d’Administration du CROUS |
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Tribune des jeunes de droite et du centre

Alors que les blocages cessent enfin dans les dernières universités, l’UNI a cosigné une tribune avec les Jeunes Populaires (UMP), les Jeunes Centristes, les Jeunes Radicaux et les Jeunes du FRS (Forum républicain Social).
Il y est notamment souligné la très mauvaise image que les blocages ont donné à nos universités, et la nécessité d’avoir une Université française qui donne sa chance à chacun, qui prépare les jeunes à l’emploi et à la compréhension du monde qui les entoure.
Alors que le mouvement dans les universités s’éteint, quelques faits doivent être rappelés. En l’espace de trois mois ce sont près de quarante universités qui ont été perturbées à des degrés divers, allant de la simple rétention de notes à des saccages inacceptables. Ainsi, pendant plus de 15 semaines, la majorité des étudiants de La Sorbonne, Toulouse-le Mirail, Lyon-II, Lille-III, n’a pas pu suivre le moindre cours à cause de quelques individus d’extrême gauche qui se disent « étudiants ». Cette minorité a impunément paralysé des facs en clamant des slogans insensés : à Rennes-II, on a voté la fin du capitalisme ! A Caen, on a détruit le matériel : 21 personnes arrêtées, dont 14 n’étaient pas étudiants !
C’est en effet cela le plus grave. Les contestataires sont, pour nombre d’entre eux, hors du champ universitaire. Tandis que le NPA, la CGT et le parti de gauche se montrent de plus en plus présents, les syndicats traditionnels de gauche sont totalement dépassés. Inutile dès lors de tenter de négocier avec ces bloqueurs, car la loi LRU et les autres réformes ne sont que des prétextes à leur action violente. Quel message adressent-ils aux 50% d’étudiants qui échouent en L1, aux 54 % de de titulaires d’un M1 qui mettent plus d’un an à trouver un emploi ?
Le mal est fait, reste à constater les dégâts et penser à l’après. L’image de certaines facs a été gravement ternie, elles courent à présent un risque majeur. Celui de voir les lycéens les plus volontaires éviter les universités perpétuellement bloquées. Celui de dissuader les étudiants étrangers de venir se former sur des campus où on ne les laisse pas étudier sereinement. Celui, enfin, de voir les recruteurs déserter les universités les plus « dures » et écarter les CV qui en viennent.
Quant à ces étudiants qui ont perdu la moitié de leur année, comment leur rendre ces mois de formation que quelques militants irresponsables leur ont volés ? Qui ira expliquer aux jeunes des classes moyennes, à ceux qui n’ont pas les moyens de perdre toutes ces semaines, qu’il faudra tout recommencer ? Pas ces bloqueurs jusqu’au-boutistes, qui pourtant en sont parfaitement conscients.
Et ils voudraient à présent que cette année soit automatiquement validée pour tous, portant le coup de grâce à la valeur de nos diplômes et à la crédibilité de nos universités. Voici donc leur vision : « inutile de venir en cours car ils n’auront pas lieu, vos crédits seront de toute façon validés ».
Chacun comprend qu’une telle position est dangereuse. Non seulement pour l’image des facs auprès des entreprises et de l’étranger, mais aussi pour le futur immédiat des étudiants, la rentrée de septembre. Offrir ce semestre à tous, ce serait encourager ceux qui se complaisent dans le chaos des AG anti-démocratiques et des manifestations violentes. Nous ne pouvons accepter que nos universités deviennent des camps d’entraînement pour ces militants qui n’ont que faire du rôle essentiel que jouent nos facs dans la formation et le développement de la pensée de ce pays. Nous voulons une Université qui donne sa chance à chacun, qui prépare les jeunes à l’emploi et à la compréhension du monde qui les entoure.
C’est l’avenir de notre génération, et de bien d’autres ensuite, qui se joue en ce moment. Cette génération, ce sont les étudiants d’aujourd’hui, les actifs de demain, l’avenir de la France et son image dans le monde. Nous refusons de penser que l’avenir des jeunes, leur éducation et leur formation, puissent être compromis par l’égoïsme et l’attentisme d’une minorité.
Rémi MARTIAL, Délégué National de l’UNI
Benjamin LANCAR, Président des Jeunes Populaires
Annabelle FERRY, Présidente des Jeunes Radicaux
Damien ABAD, Président des Jeunes Centristes
Jacques LEFORT, Président des Jeunes du FRS |
Quarante ans : tel est aujourd’hui l’âge de l’UNI. Pour les plus jeunes, cette durée paraîtra une éternité. Les plus anciens se diront : j’ai l’impression que c’était hier. Mais au-delà de ce temps psychologique, élastique et subjectif, il y a le temps de l’histoire. Pour ce temps-là, ces quatre décennies fournissent un point d’observation privilégié. En effet, les événements qui s’y sont déroulés sont encore assez frais pour qu’on puisse les faire revivre avec la tonalité et la couleur qui étaient les leurs pour ceux qui les ont vécus et, d’autre part, le recul est suffisant pour qu’on puisse dégager des grandes lignes et des significations qui n’apparaissent pas sur le moment même.
Ce regard rétrospectif amène à constater que l’UNI a souvent joué le rôle d’éclaireur dans les débats qui ont agité les milieux de l’enseignement et la société française en général. Nombre de ses analyses et de ses prises de position qui, naguère encore, bousculaient quelques idées reçues paraissaient aujourd’hui toutes naturelles. Ceux qui ont connu l’UNI de l’intérieur ont conscience d’avoir vécu une belle aventure. Tout laisse à penser que cette belle aventure a encore de beaux jours devant elle.
Jacques Rougeot est professeur émérite à la Sorbonne et président de l’UNI. Il est l’auteur, dans le domaine de l’analyse des idées et des faits de société, de “L’Ecole du courage”, “La Voie droite”, “La Contre-offensive”, “Socialisme à responsabilité limitée”, “L’Engagement civique”.

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Le 4 octobre dernier, la Constitution française fêtait ses cinquante ans, et avec elle la Ve République française, celle que nous avons toujours (pour la plupart des lecteurs !) connue. Cette Constitution, œuvre et aboutissement de l’action et de la pensée du Général de Gaulle, est depuis lors le cadre institutionnel d’un Etat ayant toujours su se développer, mais aussi se moderniser, s’adapter à son temps. Cet acte constitutionnel a été le cadre du formidable essor économique et technologique, mais aussi social de la France depuis lors. C’est aussi sous la Ve République que la construction de l’Europe s’est opérée, construction dans laquelle la France de la République a joué un rôle toujours prépondérant, si ce n’est primordial.
Au plan interne, la Constitution de Michel Debré a permis l’instauration et plus exactement la pérennisation de l’Etat social, ainsi que l’explosion de notre économie et de notre niveau de vie. Cette Constitution nous a également permis de connaître la vie politique d’aujourd’hui, et a par ailleurs toujours démontré, par de nombreuses révisions, qu’au-delà du texte lui-même, l’Esprit gaullien de 1958 est toujours présent dans les institutions d’aujourd’hui, bien que celles-ci aient considérablement évolué depuis lors.
Et l’important, c’est en fin de compte cela : l’Esprit que le Général de Gaulle a su insuffler à sa Constitution. Cet esprit, cette conception de l’Etat, de la France et de la Nation est toujours, à quelques exceptions près, présent, que cela soit à droite ou à gauche de l’échiquier politique. Et il faut espérer que cet esprit, nous ayant toujours permis de conjuguer indépendance et construction communautaire et internationale, libéralisme et Etat social, soit encore présent pour de nombreuses années, comme le sera notre souvenir du Général, et son exemple. |
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 Cela faisait 40 ans que les syndicats de gauche empêchaient toutes réformes de l’enseignement supérieur. A l’heure de “la bataille mondiale de l’intelligence”, nous en payons le prix tandis que les jeunes sont envoyés par milliers dans des filières “parkings”. La France a besoin de conduire plus de jeunes vers des études supérieures, mais des études dans lesquelles ils ont une chance de réussir et qui les conduisent à l’emploi. La loi LRU, qui constitue un élément phare de la réforme, introduit de nombreuses propositions de l’UNI, acteur de la réforme au sein du CNESER. Il s’agit notamment de l’insertion professionnelle qui devient une mission de l’Enseignement supérieur, le lien plus étroit avec les entreprises, la possibilité de créer des fondations susceptibles de financer des bourses, des allocations de recherches… Le mouvement de protestation lié à cette loi d’autonomie a d’ailleurs démontré, outre l’archaisme, l’irresponsabilité chronique et l’immobilisme d’une grande partie des acteurs du CNESER, allant jusqu’ à approuver la légitimité des blocages. Face aux nombreuses et continuelles revendications d’une grande partie des membres du CNESER (UNEF, Corpos, Cé), l’UNI se positionne en tant que force de propositions. Vos élus UNI resteront fidèles à leurs engagements : orienter l’enseignement supérieur vers plus de qualité et d’excellence, professionnaliser davantage les cursus, œuvrer pour une recherche compétitive… C’est dans un souci de représentativité que notre liste a souhaité s’associer à des élus indépendants pour représenter les intérêts de tous les étudiants. En votant pour la liste « UNI et Indépendants », vous ferez donc le choix du mouvement de la modernité, du pragmatisme, “de la réforme au service des étudiants”, face aux partisans de l’immobilisme. Anne-Laure Blin Tête de liste “UNI et Indépendants” |
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