Lu dans le BP le 28/11/07 PDF Imprimer Envoyer
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Ce compte rendu ne devrait pas être. Selon la mythologie de la minorité étudiante qui a décidé hier de reconduire le blocage de l’université de Bourgogne, avant de s’insurger contre l’ennemi numéro un, le Bien public, accusé de refuser systématiquement de relayer les actions du collectif d’abrogation de la loi Pécresse. Lire à ce propos nos éditions du 8, 14, 15, 16, 18, 19, 20, 21 et 27 novembre. Peut-être est-il déploré que nous donnions aussi la parole à quelques-uns des 27 000 autres étudiants du campus ? Ceux de la Fed par exemple, de l’UNI, des jeunes Radicaux ou des jeunes MODEM, et tous autres élèves sans étiquettes qui, pour ou contre la loi Pécresse sur le fond, se sont érigés contre le blocage ? Mais aussi à des professeurs, à la présidence ou à des personnels BIATOSS ? Peut-être. Il serait tellement plus agréable de bénéficier d’un bienveillant et unanimiste silence. Consensuel. Passons et notons que cette assemblée générale à l’amphithéâtre Roupnel, animée par des propos cadrés et raisonnés, avait plus de tenue que les précédentes, qui s’étaient singularisées par des discours outranciers et dénués d’argumentation, avant de s’achever sur des scrutins jugés illégitimes par le plus grand nombre. Mardi dernier, ce plus grand nombre avait d’ailleurs fini par obtenir le déblocage du bâtiment droit-lettres, reconnu à contrecœur par les bloqueurs, qui s’en sont allés, de fait, passer le temps du côté des lycées. La minorité active - 200 étudiants en moyenne, si l’on en juge la mobilisation aux manifestations comme celle de lundi soir, et le nombre de participants à l’assemblée générale d’hier - a donc décidé, malgré tout, de reconduire le blocage pour aujourd’hui. « Le mouvement s’est essoufflé ; on ne fait pas grand-chose ; bloquer mercredi permettra de faire revenir les gens qui ne viennent pas en AG s’il n’est pas question de blocage ». La Fed, première structure étudiante avec 8 000 adhérents, avait boycotté cette AG, la déclarant « illégitime ». Hier soir, elle a « exigé du collectif qu’il revienne sur sa décision de blocage du bâtiment droit lettres », elle a appelé la présidente de l’université à « tout mettre en œuvre pour qu’il n’ait pas lieu », et a demandé aux étudiants de « se rendre en cours normalement ». Prochaine AG du collectif (toujours impossible de connaître l’ordre du jour) demain.

 J. B.

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