Etudiants-chercheurs
Quand les étudiants font avancer la génétique PDF Imprimer Envoyer

L’ADN, ce constituant de base de tout être vivant, recèle encore bien des secrets. Même si les chercheurs ont commencé depuis dix ans, via la métagénomique, à séquencer l’ADN, il reste encore des milliards de nucléotides à explorer. Un travail titanesque.

Un enseignant-chercheur à l’université de la Méditerranée, Pascal Hingamp, a eu l’idée de changer de méthode pour l’enseignement de la génomique. Depuis 2005, il ne fait plus travailler les étudiants sur des séquences connues. Au contraire, il les plonge directement dans les mystères de champs encore inexplorés.

Ces exercices concrets bien plus stimulants permettent en plus aux apprentis chercheurs de reverser les données récoltées sur un serveur dédié. Reste qu’il faudrait encore plusieurs siècles, même à ce rythme, pour venir à bout de l’ADN. Mais, plus le projet s’étend à d’autres universités et plus il devient porteur. Ainsi, selon Pascal Hingamp, « il serait possible de distribuer trois fois la même séquence dans des groupes différents et, en cas d’annotations convergentes, de publier formellement le résultat. »

Cette démarche collective, portant le nom d’Annotathon, a déjà été adoptée par quatre universités françaises alors que, dans le même temps, des établissements américains travaillent à la mise en place d’un système identique.

Source : LeMonde

 
Etudiants, devenez chercheurs un week-end pour L’Oréal PDF Imprimer Envoyer

La seconde édition du jeu « Innovation Lab » de L’Oréal, le premier jeu d’entreprise permettant de se glisser dans la peau d’un chercheur, a eu lieu ce dernier week-end de novembre.
Le challenge : imaginer le soin pour hommes de demain.

 

Après avoir plongé son doigt dans un pot de crème hydratante, le jeune homme applique consciencieusement la mixture sur la paume de sa main. Puis, tout en l’examinant, il s’interroge à haute voix : est-elle plutôt fluide ou collante ? Transparente ou teintée ?

Non, vous ne vous trouvez pas dans un salon de beauté, mais dans une cabine d’analyse sensorielle au sein des laboratoires de L’Oréal à Chevilly-Larue, en région parisienne, où pour un après-midi des étudiants se mettent dans la peau de testeurs dans le cadre du jeu d’entreprise « Innovation Lab ». But du jeu : devenir apprenti chercheur le temps d’un week-end, afin d’imaginer un soin pour hommes innovant.

Conçu à destination des étudiants en sciences (biologie, chimie, physique agronomie...) de niveau bac + 4/5, issus d’écoles comme d’universités, le jeu a pour but de faire découvrir les métiers de la recherche chez L’Oréal. « Même si L’Oréal est un employeur populaire, peu d’étudiants se rendent compte que l’entreprise possède un gros département Recherche & Développement, indique Claire Hautin-Ferrero, directrice du recrutement Recherche chez L’Oréal. Il est important de montrer qu’il existe des débouchés dans la recherche au sein des entreprises du privé ».

Sur 450 participants au total inscrits sur Internet, 40 finalistes ont été choisi après questionnaire et entretiens téléphoniques afin de participer à ce week-end. Au programme : découverte de la conception des différents produits, ateliers d’évaluation sensorielle... mais aussi cocktail et soirée détente dans un bar branché. Bref, du ludique et du glamour, tout l’univers L’Oréal. De quoi plaire aux participants. « On a voulu concevoir un jeu à la fois sérieux et amusant, indique Jessie Desbonne, l’une des conceptrices du jeu. Les étudiants peuvent se mettre dans la peau de chercheurs, manipuler les produits... ils adorent ça ». Sylvia, 25 ans, en master de chimie et cosmétique à l’université de Montpellier et membre de l’équipe lauréate, confirme : « ce jeu permet de voir comment ça se passe dans les laboratoires. C’est très enrichissant ».

« L’Oréal possédait déjà un large portefeuille de jeux d’entreprise : L’Oréal Brandstorm, destiné aux étudiants en marketing, L’Oréal Ingenius pour les profils d’ingénieurs et L’Oréal e-Strat Challenge pour les étudiants en management, indique François de Wazières, directeur international du recrutement. Ce jeu, qui nous permet de toucher un nouveau public, innove en ce qu’il permet de faire découvrir l’entreprise de l’intérieur. Pour les entreprises, il ne suffit plus de se rendre sur les campus afin de mieux se faire connaître : les étudiants veulent toucher du réel ».

Ce jeu s’avère également un bon moyen de dénicher de futurs talents. « Si l’on peut repérer de bons profils, on ne passe pas à côté », confirme Claire Hautin-Ferrero. Permet-il aussi de récolter des idées innovantes ? « Les idées, on les a déjà », indique la directrice du recrutement. L’an dernier, le jeu a permis de recruter 11 stagiaires et apprentis parmi les 32 finalistes. Chaque année en France, le département recherche de L’Oréal embauche une cinquantaine de CDI en moyenne, à partir de bac +5.

 

Source : http://www.latribune.fr

 
L’aménagement du plateau de Saclay, un projet à 3 milliards d’euros PDF Imprimer Envoyer

 

L’aménagement d’un "cluster scientifique et technologique" sur le plateau de Saclay coûtera "entre 2,5 et 3 milliards d’euros", selon Christian Blanc. Le secrétaire d’État à la Région capitale présentait, jeudi 6 novembre 2008, son projet pour ce territoire, dont la mise en place devrait prendre "environ 10 ans". Celui-ci rassemblera à terme, dans un rayon de 10 km, 47 000 étudiants, 17 000 personnels dédiés à la recherche publique, et 20 000 à la recherche privée. Plusieurs thèmes prioritaires de développement ont été identifiés : les nanotechnologies, le véhicule du futur, les Stic, l’énergie, l’environnement, l’optique, les sciences du vivant, la biologie, la santé, l’agronomie et les technologies pour l’aéronautique.

LE PROJET. Le développement du Plateau s’articule autour de deux sites. Le premier, le "triangle sud", rassemblera des institutions autour des thématiques "identifiées par le ’plan campus’ " . Plusieurs établissements devraient rejoindre cette zone, où sont actuellement installés le CEA, Polytechnique et Supélec. Il s’agit d’AgroParisTech, d’une partie de l’Inra, de l’Ensae, de Centrale, de l’ENS Cachan, de l’Institut Telecom, de l’Ensta, et de laboratoires des Mines. Le déménagement du site d’Orsay de Paris-XI (Paris-Sud) est également prévu, sous réserve des conclusions de l’étude commandée à deux chargés de missions . Des "plates-formes technologiques" seront créées, "pour permettre, dans chaque thématique, une interaction forte entre laboratoires et entreprises". "Les deux premières devraient voir le jour avant 2011 dans les domaines des nanotechnologies et des Stic." Enfin, le site comportera des pépinières, des incubateurs, des espaces d’accueils pour entreprises et "une halle technologique" pour des PME innovantes.

Le second site, "Satory-La Minière", sera dédié aux entreprises et à l’innovation, autour de deux thèmes : les véhicules électriques ou hybrides, et les technologies de l’aéronautique. "Je dois remettre dans deux mois une note à Nicolas Sarkozy afin de voir si ces axes peuvent vraiment être transformés en enjeux stratégiques", précise Christian Blanc. Le site accueille déjà le techno-centre de Renault.

Enfin, un pôle autour d’HEC, qui comprend également un espace propriété du ministère de la Défense, pourrait être reconfiguré. "Nous pourrions réserver cette zone à un troisième type de développement."

LES OUTILS. L’aménagement du Plateau se réalisera au travers d’un établissement public d’un nouveau type, qui englobera le site au sens large, de Versailles à Massy, en passant par Saint-Quentin (voir la carte en docuthèque). La création de celui-ci passera par un projet de loi, soumis au Parlement "début 2009" . Cet établissement "sera chargé du développement économique et de l’innovation : il gérera à la fois l’aménagement du territoire et les plates-formes technologiques", explique Pierre Veltz, chargé de mission auprès de Christian Blanc . Son CA comportera des représentants de l’État, des collectivités locales, de la FCS (fondation de coopération scientifique) et du monde économique. Un comité de préfiguration de cet établissement sera prochainement installé. "L’idée que celui-ci soit présidé par un prix Nobel n’est pas écartée", indique Christian Blanc.

Parallèlement, une OIN (Opération d’intérêt national) sera créée, dans une zone plus restreinte que celle de l’établissement public. Elle rassemblera une vingtaine de communes, autour des deux zones "triangle sud" et "Satory-La Minière", et englobera HEC. "Le texte sera déposé au conseil d’État le 14 novembre, et nous espérons qu’il sera effectif au 1er janvier 2009." Cette OIN permettra à l’État de disposer d’une compétence plus large en terme d’aménagement (permis de construire, création de ZAC...).

Enfin, la FCS "Digiteo-Triangle de la Physique" verra ses missions "élargies à toutes les activités scientifiques du Plateau". Alors qu’elle compte actuellement 9 membres fondateurs, "elle intégrera les 21 acteurs qui ont déposé le projet pour le ’plan campus’", explique Alain Bravo, nouveau président de la fondation.

L’AMÉNAGEMENT. Christian Blanc souhaite "considérablement améliorer" l’accessibilité du site, par la route ou par les transports en commun. Il envisage la création d’une gare TGV à Orly, et d’une ligne rapide desservant le Plateau et reliant Orly à Versailles, en passant par Massy. L’aéroport de Toussus-Le-Noble, aujourd’hui dédié au tourisme, pourrait "développer une offre en termes d’aviations d’affaires". Au niveau local, le réseau des bus sera "rationalisé", et de nouvelles lignes relieront les différents pôles du cluster. Des parkings souterrains et des pistes cyclables seront construits.

Par ailleurs, Christian Blanc souhaite améliorer l’offre de logements, avec l’objectif d’accueillir 35 000 nouveaux habitants sur le Plateau, dont 12 000 étudiants. Des commerces, des équipements sportifs, un centre de congrès, une résidence hôtelière, une salle de concert, des discothèques seront créés. Des collèges ou lycées internationaux pourraient être implantés à proximité, pour favoriser l’accueil des familles des chercheurs. Sur le reste du Plateau, 1 800 hectares d’espaces naturels seront "sanctuarisés". Enfin, l’ensemble de cet aménagement sera réalisé dans une optique "profondément écologique".

LE FINANCEMENT. Une "petite partie" du projet sera financé "au travers du ’plan campus’", affirme Christian Blanc. En 2009, 10 millions d’euros pourraient être débloqués pour commencer les premiers travaux, dès l’été prochain. "Ensuite, nous pourrons avoir une politique d’investissement de l’État à la hauteur de nos ambitions." "Nous devrons aussi réfléchir à des moyens moins classiques", ajoute Christian Blanc, qui assure que le secteur privé sera amené à "s’impliquer fortement".

 
Universités : les étudiants noteront leurs enseignants PDF Imprimer Envoyer

 

Obligatoire depuis 1997, l’évaluation des enseignants par les étudiants n’est appliquée qu’avec parcimonie dans les universités françaises.

La ministre veut inciter les universités à accorder des promotions en fonction du double rôle d’enseignant et de chercheur.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, entend faire entrer les universités dans l’ère de l’évaluation. Aujourd’hui pratiquée dans de nombreuses universités étrangères et dans la majeure partie des grandes écoles françaises, l’évaluation des enseignants par les étudiants n’est appliquée qu’avec parcimonie dans les universités françaises même si elle est obligatoire depuis la réforme Bayrou de 1997.

Certaines institutions la pratiquent néanmoins : l’université Bordeaux-II demande à ses étudiants de donner leurs appréciations sur les cours, tout comme Paris-V, Paris-VI ou l’université de Bourgogne. Partout, on indique que les effets sont positifs puisque les enseignants peuvent modifier ou améliorer leurs cours. Seul effet pervers souligné, la frustration d’une mauvaise note l’emporte parfois sur une critique raisonnée…

À l’Institut d’études politiques de Paris, pionnier en la matière, cette pratique remonte à plus de vingt-cinq ans. Chaque année une cinquantaine d’enseignants sur 2 000 ont une mauvaise évaluation. Parmi ceux-ci, les vacataires ne sont pas reconduits l’année suivante, les titulaires, eux, sont priés de se remettre en cause… mais restent en place.

L’évaluation de leur enseignement n’a en effet aucun impact sur la carrière des enseignants-chercheurs. À l’université, leur progression de carrière résulte quasi exclusivement de leur recherche, mesurée par leurs publications. Ceux qui sacrifient la qualité de leur enseignement au bénéfice de leur progression de carrière progressent plus vite que ceux qui pensent avant tout à transmettre leurs connaissances. Avec sa réforme, Valérie Pécresse, entend que le volet « enseignement » ne soit pas laissé de côté. Il s’agit d’inciter les universités à accorder des promotions en fonction du double rôle d’enseignant et de chercheur.

Grille de critères

Désormais, les enseignants-chercheurs auront à remettre un rapport d’activité tous les quatre ans au Conseil national des universités (CNU) dans lequel seront intégrées les évaluations des étudiants et de l’université sur leurs enseignements. Sur cette base, le CNU émettra un avis à l’université qui aura établi une grille de critères pour attribuer des primes et des modulations de services des enseignants entre leurs activités de recherche et d’enseignement. « C’est à l’université d’avoir un conseil d’administration stratège et de définir sa politique de primes », explique Valérie Pécresse.

Dans cette même logique, les « meilleurs » enseignants-chercheurs seront récompensés. Jusque-là indifférenciées, les rémunérations vont s’individualiser. La prime de « responsabilité pédagogique », destinée à valoriser l’enseignement est ainsi aussi augmentée pour atteindre 3 500 à 15 000 euros. Les chercheurs seront incités à enseigner via la prime de « mobilité pédagogique », portée à près de 4 000 euros par an. En outre, les lauréats de distinctions scientifiques pourront recevoir jusqu’à 25 000 euros de prime. Ce plan sur la carrière des enseignants est financé à hauteur de 252 millions d’euros sur trois ans (2009-2011).


 
Les nouvelles mesure pour les enseignants chercheurs PDF Imprimer Envoyer

Le mérite et l’excellence commencent enfin à être pris en compte dans le déroulement des carrières des enseignants-chercheurs

Dans un entretien accordé au Figaro d’aujourd’hui, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, annonçait une série de mesures venant compléter celles faites la semaine dernière sur le contrat doctoral.

Tout d’abord, la ministre souhaite attirer les talents vers ce métier, cela grâce à différentes mesures :
la création d’un contrat doctoral qui permettra de simplifier, de mieux encadrer et de rendre plus attractives les études doctorales. Le doctorat sera ainsi reconnu comme une première expérience professionnelle et le salaire sera négocié au dessus d’un niveau de rémunération minimal garanti, mais sans limite maximum. Trop souvent, les élèves ingénieurs ne poursuivent pas leurs études en doctorat, car le salaire des docteurs est inférieur à celui des ingénieurs.
la revalorisation des salaires de début des carrières des maîtres de conférence permettra de rendre ces dernières plus attirantes (le revenu mensuel brut augmentera de 12 à 25%).

Afin d’éviter la fuite des cerveaux, la ministre souhaite promouvoir la recherche française, ceci en :
distinguant les 130 enseignants-chercheurs les plus prometteurs en leur offrant une chaire de cinq ans dotée d’une prime annuelle et d’un capital pour constituer une équipe et développer leur recherche.


En lançant en 2009, un programme « retour post-doc » pour une quinzaine de lauréats afin de les faire venir ou revenir de l’étranger. Ils disposeront de financements allant de 600 000 à 700 000€ chacun pour constituer une équipe et développer un projet de recherche.

L’UNI se félicite de ces annonces. La recherche française est ainsi en marche vers une reconnaissance du mérite et de l’excellence. Elles permettront de promouvoir le métier d’enseignant-chercheur en encourageant les étudiants à poursuivre vers le doctorat et d’attirer les meilleurs enseignants dans nos universités par le système « retour post-doc ».

 
<< Début < Préc 1 2 Suivant > Fin >>

Page 1 de 2

Newsletter

Pour rester au courant de l'actualité abonnez vous.


Recevoir du HTML?

Promotion Grandes Ecoles

Rejoignez nous

STOP LA GREVE

Rejoignez

ACTION IUT

Rejoignez